Nouveau CD

Notre deuxième CD est en cours d’enregistrement. Son titre sera :

Deeggo Teeru

(= Le port de l’harmonie)

Il comprendra un mélange de morceaux inspirés par diverses cultures africaines (Rwanda, Sénégal, Mali Burkina Faso, RD Congo), un reggae, un tango (!), et d’autres morceaux plus jazz.

Des interventions vocales de plusieurs artistes africain avec qui j’ai travaillé viendront agrémenter les morceaux. Il y aura notamment une animation vocale et contre-animation sur le morceau soukous par Yannick Koy et Coco Malabar, du chant mandingue par Manssata Sora, des pygmées de la forêt dûs à Ben Ngabo , une animation/chant sur le warba par Aida Dao, etc.

La sortie est prévue pour février 2018.

En pre-release, voici des extraits :

Audio Teaser

Le teaser audio comprend des extraits des morceaux suivants : Fo Yelamé Ti Boin, El Sombrero Del Gato, Umugore W’Ibanga, Article 16 et Brontolaõ

Fo Yelamé Ti Boin

Cette expression burkinabé se traduit littéralement par « On dit quoi ? ». C’est l’équivalent de « bonjour ». Le titre est donc on ne peut plus approprié pour le morceau d’ouverture de CD. Il s’appuie sur le warba, une danse en 6/8 du peuple mossi.

Aida Dao, une chanteuse et actrice burkinabé vient renforcer par quelques interventions vocales cette salutation musicale.

El Sombrero Del Gato

Gato Barbieri, décédé il y a quelques années, fut un des pionniers du world-jazz. On lui doit plusieurs disques utilisant les rythmes et les modes d’Amérique Latine transcendés par son saxophone ténor dont le son rauque était immédiatement reconnaissable. Ce morceau est notre hommage à sa démarche artistique et à son célèbre chapeau qui ne le quittait jamais.

Umugore W’Ibanga

Est basé sur un rythme en 3 temps du Rwanda. La mélodie a une saveur toute andine ce qui en fait une fusion inédite. Dans la partie médiane un cœur de pygmées (Ben Ngabo et Aida Dao) ajoute une nouvelle couleur. Le titre signifie  « La femme cachée » car beaucoup de compositions comportent une inspiratrice dans les coulisses.

 Article 16

Est un morceau volontairement humoristique qui joue sur une expression congolaise bien connue, à savoir « Article 15 » ( = débrouillez-vous). Tout morceau soukous doit avoir une animation vocale et ce sont Yannick Koy et Coco Malabar qui s’en chargent.

Brontolaõ

Notre contrebassiste cultive particulièrement son côté grognon, ce qui se traduit en italien par « Brontolone ». Ce morceau, qui lui fait la part belle, lui est dédié et porte son nom, un peu transformé à la brésilienne ce qui est tout a fait indiqué puisqu’il s’agit d’une bossa.

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Soumbedioune

Voici un morceau en 3/4 influencé par le mbalax sénégalais. Soumbedioune est un ancien village de pécheurs incorporé maintenant dans Dakar. Le morceau comprend un très beau thème au violon, suivi par un solo de guitare puis une improvisation combinée percus-violon. Comme c’est un morceau qui pête le feu nous le jouons généralement en clôture de nos concerts.

 

Baktutop

Un de mes morceaux les plus anciens puisqu’il date de 1982  Il illustre très bien la manière où nous réinventons constamment les morceaux. L’usage de la pédale lui donne un son très « coltranien ». Le solo d’Alessio, de toute beauté, illustre très bien l’interaction entre les membres du groupe.

Saana

est un re-arrangement/réécriture du morceau traditionnel mandingue « Sanou ». Il comprend une partie de chant par la chanteuse Manssata Sora ainsi que Bao Sissoko à la kora.

Tokoro

est basé sur un accompagnement traditionnel de guitare qui porte parfois le nom d’Autorail. Ce morceau essentiellement joyeux a été composé dans une période de deuil personnel, le décès de mon père, et il évoque pour moi, à la fois sa mémoire, et une revanche de la vie sur la mort.