Nouveau CD

Notre deuxième CD est  fini !. Son titre est :

Teeru Deggoo

(= Le port de l’harmonie)

Il comprend un mélange de morceaux inspirés par diverses cultures africaines (Rwanda, Sénégal, Mali Burkina Faso, RD Congo), un reggae, un tango (!), et d’autres morceaux plus jazz.

Des interventions vocales de plusieurs artistes africains avec qui j’ai travaillé viennent agrémenter les morceaux. Il y a notamment une animation et contre-animation sur le morceau soukous par Yannick Koy et Coco Malabar, du chant mandingue par Manssata Sora, des pygmées de la forêt dûs à Ben Ngabo , une animation/chant sur le warba par Aida Dao, etc.

La sortie est prévue pour mars 2018. La distribution au Bénélux sera assurée par Xango Music.

En pre-release, voici des extraits :

Audio Teaser

Le teaser audio comprend des extraits des morceaux suivants : Fo Yelamé Ti Boin, El Sombrero Del Gato, Umugore W’Ibanga, Soumbedioune et Peace Street

Fo Yelamé Ti Boin

Cette expression burkinabé se traduit littéralement par « On dit quoi ? ». C’est l’équivalent de « bonjour ». Le titre est donc on ne peut plus approprié pour le morceau d’ouverture de CD. Il s’appuie sur le warba, une danse en 6/8 du peuple mossi.

Aida Dao, une chanteuse et actrice burkinabé vient renforcer par quelques interventions vocales cette salutation musicale.

El Sombrero Del Gato

Gato Barbieri, décédé il y a quelques années, fut un des pionniers du world-jazz. On lui doit plusieurs disques utilisant les rythmes et les modes d’Amérique Latine transcendés par son saxophone ténor dont le son rauque était immédiatement reconnaissable. Ce morceau est notre hommage à sa démarche artistique et à son célèbre chapeau qui ne le quittait jamais.

Umugore W’Ibanga

Est basé sur un rythme en 3 temps du Rwanda. La mélodie a une saveur toute andine ce qui en fait une fusion inédite. Dans la partie médiane un cœur de pygmées (Ben Ngabo et Aida Dao) ajoute une nouvelle couleur. Le titre signifie  « La femme cachée » car beaucoup de compositions comportent une inspiratrice dans les coulisses.

Soumbedioune

Voici un morceau en 3/4 influencé par le mbalax sénégalais. Soumbedioune est un ancien village de pécheurs incorporé maintenant dans Dakar. Le morceau comprend un très beau thème au violon, suivi par un solo de guitare puis une improvisation combinée percus-violon. Comme c’est un morceau qui pête le feu nous le jouons généralement en clôture de nos concerts.

Peace Street

Le reggae est un des rythmes tropicaux qui ont conquis la planète. Néanmoins il n’a jamais été utilisé en jazz à ma connaissance. Ceci est notre approche qui combine l’ambiance relax jamaïcaine avec une grille d’accords jazz.

A l’animation vocale nous découvrons Benny Lezzar, l’avatar raggaman de notre violoniste.


Voici également des extraits plus longs … pour ceux qui ont été agréablement chatouillés par le teaser :

 

Fo Yelamé Ti Boin
El Sombrero Del Gato
Umugore W’Ibanga

 

Article 16

Est un morceau volontairement humoristique qui joue sur une expression congolaise bien connue, à savoir « Article 15 » ( = débrouillez-vous). Tout morceau soukous doit avoir une animation vocale et ce sont Yannick Koy et Coco Malabar qui s’en chargent.

Brontolaõ

Notre contrebassiste cultive particulièrement son côté grognon, ce qui se traduit en italien par « Brontolone ». Ce morceau, qui lui fait la part belle, lui est dédié et porte son nom, un peu transformé à la brésilienne ce qui est tout a fait indiqué puisqu’il s’agit d’une bossa.

 

Soumbedioune 

 

Baktutop

Un de mes morceaux les plus anciens puisqu’il date de 1982  Il illustre très bien la manière où nous réinventons constamment les morceaux. L’usage de la pédale lui donne un son très « coltranien ». Dans cet enregistrement 100 % « live » Le formidable solo d’Alessio,  illustre très bien l’interaction constante entre les membres du groupe.

 

Peace Street

 

Gatanu

utilise un rythme rwandais en 5 temps sur lequel viennent se greffer une mélodie et des accords très fusion. Ce rythme très particulier donne un balancement inédit au morceau, qui comprend également un solo de djembé et des accompagnements en arpèges au violon, comme dans une étude post-moderne

Tokoro

Le jeu de guitare en cordes étouffées et la grille d’accords qui sous-tendent ce morceau sont typiques de la manière guinéenne de jouer cet instrument. Il vise à imiter le jeu des koras et balafons. Il s’est transporté au Mali dont ce morceau est plus proche musicalement.

Ce morceau essentiellement joyeux a été composé dans une période de deuil personnel, le décès de mon père, et il évoque pour moi, à la fois sa mémoire, et une revanche de la vie sur la mort.

Sanaa

est un re-arrangement/réécriture du morceau traditionnel mandingue « Sanou ». Il comprend une partie de chant par la chanteuse Manssata Sora.